Aussitôt lever, il s’est couché, écrasé contre la surface, ne laissant que quelque trace, en quelques jours. La noirceur m’englobe une fois encore. Triste, mes larmes ne paraissent jamais plus qu’avant. Qu’avant comme maintenant, mais plus vite, plus rude, plus efficace comme douleur, vive, brulante. Comme un souvenir qui ressurgit de loin, que je ne croyais plus existé, comme refoulé, autant de passion consumé en un instant, autant de douleur qui prendra le même temps. Cette envie d’écrire et jamais assez de mots pour le faire, cette envie de me taire et m’échapper doucement en silence. J’ai doublement pris mon temps, où ai-je fait l’erreur de parcours qui me laisse las aujourd’hui? J’ai peut-être trop dit, j’ai peut-être tait trop de mots. Que de torture qui ne sert qu’à me taire. Mes attentes ayant pris le dessus sur moi, j’enrage et retourne dans ma cage. Où est cette muse, je n’ai pas envie d’enterrer cette idée d’aimer. Quand d’un poignard tente de m’assassiner chaque fois mes propres mains qui n’écoute rien de ma tête. Je suis fatigué de laisser place à ces petites blessures simplement parce que je me suis trompé. Qui je suis, où je vais, il ne me reste en fait qu’à trouver qui partagera le chemin de vie que j’ai choisi.
La raison est quelquefois incensée, c’est certain, elle nous fait reculer, piétiner, rétrograder, de peur de se dévoiler ou d’aimer. Cette proscription ne fait qu’amplifier le coeur et la tête, qui, à un moment, vont nous alerter, nous faire culpabiliser. Que la solitude ressurgira du passé, tel un vide, un manque qui nous font comprendre à quel point la vie vaut d’exister et de se donner, un être est prêt à nous accompagner quelque soit l’arrêt qu’il prendra, cela vaut la peine de se laisser-aller.. et essayer..